Goma, 25 – 26 septembre 2026.
Dans le cadre du projet Tufaulu Pamoja, Phase 2, financé par l’Ambassade de Suède en RDC à travers le CAFOD et mis en œuvre par le mouvement Rien Sans les Femmes (MRSLF), une formation a réuni à Goma 13 femmes leaders et 7 jeunes femmes influentes.
L’objectif : renforcer leurs connaissances juridiques, consolider leur leadership et encourager leur participation active dans les instances décisionnelles.
Pourquoi cette initiative ?
En République Démocratique du Congo, les femmes représentent 51 % de la population et 66 % des habitants ont moins de 25 ans. Ces deux groupes constituent une force incontournable pour le développement et la gouvernance inclusive. Pourtant, leur présence dans les espaces de décision reste marginale, souvent freinée par le manque d’accès à l’information juridique, les barrières socioculturelles et les obstacles structurels.
C’est pour répondre à ce défi que Tufaulu Pamoja met en avant la promotion de la gouvernance participative, de la cohésion sociale et de l’égalité des chances.
Objectif de la formation
Cette session de deux jours visait à :
• Présenter le cadre juridique national, régional et international relatif aux droits des femmes et des jeunes ;
• Clarifier les mécanismes de protection et de recours en cas de violation des droits ;
• Outiller les participantes pour utiliser les instruments juridiques dans le plaidoyer citoyen ;
• Encourager la création d’un réseau de leaders engagés pour une gouvernance inclusive.
Un cadre participatif et interactif
La formation a combiné exposés, cas pratiques, travaux de groupe et échanges d’expériences.
Lors de la clôture, Me Nelly Keya, Coordinatrice de CFJ, a rappelé :

« Pour accroître la participation des femmes aux instances de décision, il faut d’abord les outiller juridiquement, renforcer la cohésion et favoriser le réseautage afin d’unir les forces et hausser les voix ensemble. »
La voix des participants
Cette rencontre a aussi été un espace d’expression et d’engagement :
• « J’ai compris que pour avancer, il faut éviter les conflits intergénérationnels et privilégier la collaboration. »
• « Nous devons être formées pour défendre nos droits, mener le plaidoyer et savoir défendre nos intérêts en tant que leaders. »
Vers une société inclusive
Au terme de la formation, les participantes ont exprimé leur satisfaction et se sont engagées à relayer les acquis au sein de leurs communautés. Cette initiative marque une étape importante dans la construction d’une société congolaise plus inclusive, respectueuse de l’État de droit, où les femmes et les jeunes sont pleinement acteurs de changement et de paix.

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