Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 06 mai à la cité de l’Union africaine à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a exprimé son optimisme quant à l’issue du processus de Doha, qui vise à apaiser les tensions dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Bien que des avancées aient été réalisées, le chef de l’État a reconnu les défis persistants qui entravent les négociations.
Félix Tshisekedi est resté optimiste au sujet des négociations de Doha malgré la lenteur des actions concrètes, pour lui ce processus aura un résultat positif. « Je suis convaincu que nous aurons un aboutissement heureux. Quand cela se produira, je ne peux pas le dire. Les négociations peuvent avancer ou stagner en raison d’incidents sur le terrain. Cependant, je reste certain que nous obtiendrons un résultat. », a-t-il affirmé.
Son discours a souligné la nature complexe et souvent imprévisible des discussions diplomatiques dans un contexte des conflits prolongés. Le processus de Doha, bien qu’il se poursuive en Suisse, continue d’être un cadre structurant pour les efforts de médiation. Selon les autorités congolaises, des progrès ont été réalisés, notamment un accord sur le cessez-le-feu, bien que sa mise en œuvre reste fragile.
« Il est important de comprendre les défis liés à la conclusion de ces négociations. Le Rwanda a exploité les ressources de notre pays pendant plus de 30 ans, et son économie dépendait de ce pillage. Cesser cette pratique est difficile, surtout avec la complicité internationale qui a permis l’écoulement de ces ressources sur divers marchés », a expliqué le chef de l’Etat.
En outre, Tshisekedi a évoqué l’historique complexe du conflit dans l’Est du pays, qui perdure depuis près de trois décennies. Il a souligné que cette crise est marquée par des ingérences extérieures et des complicités internes, des facteurs qui continuent d’impacter les perspectives de stabilisation.
Le gouvernement congolais maintient une approche alliant fermeté politique et engagement diplomatique, tout en appelant à une prise en compte plus large des responsabilités historiques dans la prolongation du conflit. Il adopte aujourd’hui une stratégie mêlant fermeté politique et action diplomatique. Le processus de Doha, bien que mené en Suisse, conserve son appellation originale. La question n’est plus de savoir si les négociations aboutiront, mais dans quel délai.

La rédaction.
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