A Kinshasa, l’opposition congolaise, soutenue par plusieurs forces sociales, a rendu publique ce samedi 12 juillet , une déclaration commune dans laquelle elle émet de sérieuses réserves.
Si les signataires dont : Ensemble pour la République, le FCC ou encore le Cadre de Concertation des Forces Politiques et Sociales reconnaissent l’existence de cet accord, ils en critiquent la portée.
Pour eux, le texte du 27 juin dernier, signé sous l’égide des États-Unis, ne garantit en rien une paix durable, car il adopte une lecture strictement bilatérale du conflit en ignorant l’implication d’autres acteurs régionaux.
Mais les critiques ne s’arrêtent pas là.
L’opposition insiste sur les causes internes de la crise sécuritaire.elle accuse le régime en place d’avoir affaibli l’État de droit à travers l’autoritarisme, la corruption, le népotisme et des violations répétées de la Constitution. Selon cette déclaration commune, la crise actuelle ne peut être résolue par un simple arrangement diplomatique, mais exige une introspection nationale et une refondation des institutions.
Face à cette situation, les signataires lancent un appel à un dialogue national inclusif. Suivant les recommandations des Évêques de la CENCO et de l’ECC, ils appellent à un débat sincère entre Congolais pour restaurer la cohésion sociale.
Ils exhortent également le gouvernement à abandonner toute politique de stigmatisation ou d’exclusion d’une partie de la population, afin de préserver l’unité nationale et d’ouvrir la voie à une paix véritable et durable.

Kelvin Baeni.
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