Les enseignants congolais touchent désormais une augmentation de 50 000 francs congolais sur leurs salaires, un geste du gouvernement salué, mais jugé largement insuffisant par la Force Syndicale Nationale (FOSYNAT-RDC). A l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, la mobilisation reste forte et les revendications toujours intactes.
« Nous remercions sincèrement le Gouvernement pour cet effort. Nous le recevons à bras ouverts, mais restons mobilisés. Nulle part dans notre cahier de charges, il n’est question d’une revendication de 100 000 FC. L’Enseignant congolais mérite bien plus que cela », a déclaré Michael Lukoo Batundi, secrétaire général adjoint de la FOSYNAT-RDC.
Une augmentation partielle, des attentes fortes
Si ce versement marque une avancée concrète, il ne répond toutefois pas aux attentes majeures des enseignants congolais, qui réclament depuis plusieurs mois une revalorisation significative de leur salaire de base.
Pour une rentrée scolaire apaisée, l’Intersyndicale de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté rappelle que plusieurs engagements restent à honorer :
- Le paiement d’un salaire mensuel équivalent à 500 USD, soit environ 1 500 000 FC pour le moins gradé ;
- La migration effective de tous les enseignants vers la Fonction publique, avec attribution de numéros matricules ;
- La prise en charge immédiate des enseignants N.U (nouvelles unités) et NP (non payés);
- Le versement des primes d’itinérance et de fonctions spéciales aux inspecteurs ;
- Une mise à la retraite progressive et honorable des enseignants éligibles ;
- L’extension de la mutuelle de santé sur l’ensemble du territoire national, avec la prise en charge des dépendants ; et
- L’installation effective de la CNSSAP (Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Agents Publics).
La pression syndicale reste intacte
« Ce que nous exigeons, ce sont des conditions de travail dignes, pas des ajustements symboliques. Le respect de l’Enseignant ne peut se réduire à une prime de 50 000 FC », a insisté Michael Lukoo Batundi.
La FOSYNAT avertit que la rentrée scolaire 2025-2026 pourrait être perturbée si ces engagements ne sont pas respectés.
« Nous voulons une rentrée paisible, mais pas au prix du silence ou du compromis sur l’essentiel. Le gouvernement connaît ses responsabilités et doit agir », a conclu le syndicaliste.
De son côté, le gouvernement congolais réaffirme son engagement à améliorer progressivement les conditions socio-professionnelles des enseignants. Il appelle les partenaires syndicaux à privilégier le dialogue, tout en assurant que les efforts se poursuivent pour répondre aux revendications légitimes du corps enseignant dans un climat apaisé, surtout à l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026

Kelvin Baeni
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