À Kinshasa, du 28 au 29 octobre, des femmes leaders politiques, de la société civile et des agences onusiennes se sont réunies pour la Conférence des femmes pour la paix, à l’occasion du 25ᵉ anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité. Pendant deux jours, elles ont échangé leurs expériences et élaboré des stratégies pour renforcer la présence et l’influence des femmes dans les décisions liées à la paix et à la sécurité en RDC.

Des thèmes variés autour de la paix et du leadership féminin
Les échanges ont porté sur plusieurs thèmes clés : la participation des femmes aux dialogues de paix, les mécanismes de protection des civils et le rôle des acteurs de sécurité dans la prévention des violences faites aux femmes et aux filles. Les discussions ont également abordé la contribution des femmes et des personnes déplacées à la reconstruction post-conflit, le leadership intergénérationnel via le mentorat des jeunes femmes, ainsi que la participation politique et le leadership transformationnel pour une mise en œuvre effective de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité.
Des recommandations fortes pour l’avenir
Clôturant la conférence, les participantes ont adopté une série de recommandations ambitieuses pour renforcer le rôle des femmes dans tous les processus de paix et de décision en RDC. Elles ont plaidé pour l’institutionnalisation de quotas obligatoires afin d’assurer leur présence dans toutes les négociations et instances décisionnelles. Elles ont également recommandé le renforcement des capacités des femmes, y compris celles vivant avec un handicap, ainsi que la mise en place de programmes de mentorat et de leadership féminin pour soutenir leur engagement durable.
La sécurité et la protection des femmes ont été au cœur des recommandations. Les participantes ont proposé de renforcer leur présence au sein des forces de sécurité (FARDC et PNC), de promouvoir la masculinité positive, et de consolider la coordination entre institutions de sécurité et acteurs humanitaires pour mieux protéger les femmes, les filles et les personnes déplacées.
Coopération renforcée et suivi numérique
Enfin, les participantes ont souligné l’importance d’une coopération multisectorielle entre ministères, société civile, forces de sécurité et partenaires internationaux notamment ONU Femmes, le PNUD et la MONUSCO pour garantir l’application rigoureuse du Plan d’action national 1325. Elles ont également encouragé l’usage d’outils numériques pour le suivi et l’évaluation des interventions sur le terrain, afin de rendre plus efficace la participation des femmes dans la gouvernance, la sécurité et la reconstruction nationale.

Kelvin Baeni
📲 Contactez la rédaction de kivuactu.net sur WhatsApp : +243 829 199 431
