La journaliste Glody Ndaya a été libérée ce jeudi à Kinshasa après avoir été détenue dans le cadre de son travail. Une détention jugée arbitraire par de nombreux acteurs du secteur médiatique, qui s’étaient mobilisés en masse pour exiger sa remise en liberté.
Cette mobilisation a porté ses fruits. L’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE), qui a joué un rôle actif dans cette campagne, salue une victoire collective pour la liberté de la presse en République Démocratique du Congo.
« Nous saluons la détermination des journalistes congolais et la solidarité dont ils ont fait preuve. Cela montre que la mobilisation professionnelle reste une force face aux injustices », a réagi l’ACOFEPE dans un communiqué.
La détention de Glody Ndaya a rapidement suscité une vague de réactions dans le monde des médias. Jugée arbitraire par plusieurs observateurs, elle a été dénoncée comme une atteinte à la liberté d’informer.
Des syndicats de journalistes, des ONG locales et internationales, ainsi que plusieurs figures de la société civile avaient réclamé sa libération immédiate, rappelant que l’exercice du journalisme ne doit pas être criminalisé.
Pour l’ACOFEPE, cet épisode rappelle les menaces permanentes auxquelles sont exposés les journalistes congolais, en particulier les femmes, « trop souvent victimes de pressions, d’intimidations et d’atteintes à leurs droits dans l’exercice de leur travail », souligne l’association.
L’organisation appelle le gouvernement congolais à garantir la sécurité et la liberté des journalistes sur toute l’étendue du territoire national, conformément aux engagements internationaux de la RDC en matière de droits humains et de liberté d’expression.
« Le combat continue. L’ACOFEPE reste engagée et vigilante face à toute forme de répression visant les professionnels des médias », conclut le communiqué.

Kelvin Baeni
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